Dernière ligne droite, ou l’attente interminable ?

Mon tout petit,

Je ne pensais pas t’écrire aujourd’hui alors que tu n’es encore dans mes bras, je pensais que je te serrerais contre moi, déjà. J’étais sûre que tu aurais hâte de nous rencontrer, j’étais certaine qu’un sixième arriverait plus tôt et je me demande si c’est à cause de moi ?

Et de façon raisonnable j’ai peur d’avoir mal, de ne pas gérer l’accouchement, d’être transférée à l’hôpital. Mais surtout j’ai peur d’être submergée d’émotions pendant le travail ou après, peur de ne pas ressentir la bonne émotion une fois que tu seras dans nos bras. Cette fois pourtant je ne serai pas seule avec toi et tes frères et sœurs, pour la première fois d’ailleurs depuis ton deuxième frère. Tu as eu cette joie de construire une jolie relation avec ton papa in-utéro, tu es le seul bébé pour lequel il a pu être présent du début à la fin et même après, et j’ai partagé cette chance avec toi.
Puis bon, pour ne pas te mentir, tes petits pieds dans mes côtes me font quand même bien mal, la nuit le dos bloqué du haut jusqu’en bas c’est pas l’idéal et ça participe bien à mon impatience de te voir dehors plus que te sentir dedans aussi.

Je sais déjà que tu vas ressembler à ta sœur, la plus grande et elle a tellement hâte de te découvrir, à vrai dire ils ont tous tellement hâte de te rencontrer, ils nous demandent souvent quel jour tu vas arriver, c’est difficile pour eux de comprendre que l’attente dure autant. Alors pour combler ce vide nous cochons des cases sur un calendrier que je garderai précieusement quand tu seras avec nous pour me souvenir toujours de cette attente, notre impatience. Les puristes me rappellent qu’une grossesse dure neuf mois, je ne pense pas avoir eu le temps de l’oublier depuis juin l’an dernier, je laisse parler, agacée.

Bien entendu, objectivement il y a pire dans une vie qu’une grossesse qui se passe bien et qui dure plus de trente neuf semaines, je pense que mon sourire parle pour moi, mais il m’arrive le soir de me demander pourquoi quand même et puis quand surtout ! Je suis si enthousiaste depuis plus de cinq semaines à présent qu’il serait temps que tu nous fasses la joie de nous rejoindre. Je disais il y a quelques jours à mon mari « vivement que je sois épuisée, que mes nuits soient hachées, que j’ai mal aux seins, que je pleure à cause de tout ça et donc que je sois super chiante quand même » parce que bon, c’est aussi ça la vie avec un nouveau né durant au moins quelques jours, chez moi en tout cas. D’ailleurs, finalement avoir hâte d’accoucher c’est l’une des très rares mais très bonne raison d’avoir vraiment hâte d’avoir mal, au moins dans un premier temps pour celles qui prendront par la suite une péridurale.

Alors petit bout de chou rejoins nous.

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