Sixième post-partum, ça se suit et se ressemble (ou pas !)

Photo : L’art de l’enfantement

Bonjour bonjour,

Je sais que j’ai dit il y a quelques jours que je ne parlerais pas de mon post-partum, mais voilà j’ai, encore, changé d’avis. Oui, j’ai fait le choix inverse parce que celui-ci est assez différent des autres, et ça m’a pas mal surpris ce changement.
Il y a quelques jours seulement, avec Thierry nous nous sommes rendus compte que vraiment ce bébé nous fait tout repenser, on a le sentiment de ne rien savoir, partir de zéro. Et bien, on dirait que mon corps me dit la même chose, il m’est arrivé des choses que je n’avais jamais connu jusqu’alors… Et des trucs « chouettes » comme des trucs « moins chouettes ».

La naissance s’étant passée comme rêvée, dans notre chambre, ensembles, dans un calme assez incroyable puisqu’il était relativement tôt, 22h55, et que tous nos enfants dormaient malgré le monde et le bruit. Les premières heures je suis restée dans ma bulle de bonheur, de calme, d’amour avec au petit matin la tribu de boudins qui a défilée pour faire connaissance avec le nouveau bébé. Mais très vite j’ai beaucoup stressé, dès la première nuit durant laquelle j’ai dormi 1h43 précisément, j’avais peur qu’il se passe quelque chose et de ne pas entendre. Je me suis réveillée complètement paniquée pour vérifier son souffle et j’ai préféré ne pas dormir après, surtout que mon mari que cette naissance avait épuisé ronflait comme jamais dans le salon. Et je pense vraiment que la pression de cette naissance l’a franchement épuisée il a été encore plus aux petits soins pour moi pendant toute cette attente, et puis au moment le plus important, et encore après alors quand il a relâché la pression et bien il a dormi comme un loir !

Dès que Thierry a repris le travail, en journée j’avais de grosses crises de larmes, et je culpabilisais de pleurer et de me sentir si mal alors que j’avais la chance, la joie, d’avoir un bébé tout neuf et si joli, en pleine santé dans mes bras, un bébé tellement attendu ! Et puis, la culpabilité par rapport à mon bébé mort que j’avais le sentiment de trahir, oui je sais que ce n’est pas le cas, mais la raison n’a rien à voir avec les hormones. Et j’avais le cœur si lourd… et en écrivant ces lignes mon cœur est toujours lourd et mes larmes au bord des yeux. Je pense aussi que vraiment le côté hormonal n’a pas aidé.
Cependant, je ne crois pas avoir fait de baby blues, oui j’ai pleuré, beaucoup même, mais je savais pourquoi, je n’ai pas eu le sentiment d’être dépassée par tout ça. Cela étant j’avais un peu peur que cette mélancolie perdure, j’ai commencé à prendre du magnésium à peu près à la date clé des 5 semaines et 3 jours et pour être honnête depuis je me sens nettement mieux. Alors, magnésium ou passage de date je ne sais pas, dans le doute je continue ma cure !

Un autre truc qui ne m’était jamais arrivé, au début j’ai eu du mal à tirer mon lait, je suis plutôt du genre vache laitière durant la montée de lait, je crois que je pourrais nourrir au moins deux bébés en même temps à ce moment là et j’en ai toujours profité pour tirer mon lait. De plus, comme à chaque début d’allaitement, en moins de 36h ma poitrine est devenue hyper douloureuse. J’ai eu une crevasse au sein gauche, je saignais à chaque tétée si bien que mon bébé régurgitait du sang, je pleurais aussi de douleur cette fois, c’était pas la joie. Donc je me suis dit que j’allais tirer mon lait pour épargner mon sein gauche et maintenir la lactation de façon convenable. Sauf que ça c’est révélé mission impossible, ma poitrine débordait de lait et rien n’en sortait ! C’était de l’inédit, je n’avais jamais eu de mal à tirer mon lait quelques jours à peine après un accouchement. J’ai fini par comprendre que la dernière fois que j’avais tiré mon lait c’était après la mort de Valou, quand je l’ai compris au bout de quelques heures mon lait c’est mis à couler dans le tire lait presque miraculeusement !
Pour être honnête, me souvenir de ces moments difficiles m’a un peu éprouvé, mais ça m’a aussi permis d’avancer. Et faire des réserves accessoirement, c’était donc tout bénef !

Et le ventre post-partum pour faire « vraie » comme « celles qui savent »

J’ai perdu mes cheveux trois mois après mes quatre premiers accouchements, au jour près, après la naissance du cinquième je les ai perdu au bout de deux mois et demi et j’en ai perdu beaucoup, et même de plus en plus avec le nombre d’enfants. Donc cette fois je m’attendais à quelque chose de similaire, sauf que j’ai commencé à perdre mes cheveux aux trois semaines de Bébé et si au début la chute a été assez forte ça c’est vite calmé. Alors, j’en perds toujours mais pas en grosse quantité comme pour les autres, j’ai moins peur de finir chauve parce que vraiment mes pertes de cheveux m’ont toujours fait des trous sur la tête et c’est quand même un peu effrayant tout ça.

Cette fois, la fatigue a été tellement forte que j’ai eu du mal à gérer la maison et toute la petit famille convenablement. Parce que oui, je me suis très vite retrouvée seule à gérer les cinq, je sais que certaines vivent ça plus longtemps que deux nuits par semaines #femmesdemili et bravo à vous ! alors oui pour le cinquième j’ai accouché sans mon mari, mais ma mère était présente pour m’aider avec les enfants quand même, cette fois nous étions en couple mais quand il n’était pas là j’étais seule pour tout gérer. Et pour la première fois depuis bien longtemps je me suis laissée déborder les premières semaines avec le linge, parce que oui, un nouveau né demande pas mal d’organisation et de linge et j’en manquais les trois ou quatre premières semaines. Depuis je me suis rattrapée, mon linge est toujours repassé. D’ailleurs, pour l’anecdote, comme j’étais un peu fatiguée j’avais décidé de ne pas repasser les pantalons de jogging et les pyjamas des enfants, et un matin mon charmant petit deuxième me demande « maman, je peux mettre n’importe quel pantalon, ils sont tous bien repassés? » j’ai cru rêver ! Mais après cette remarque je me suis ressaisie et j’ai remis les choses en place et mon repassage en ordre.

Et enfin, j’ai eu mon retour de couches environ sept semaines après mon accouchement et je crois que celui-ci va être long car j’ai eu une « première vague » qui a duré environ cinq jours, et après quelques jours de pause c’est reparti de plus belle. Je ne comprends pas très bien mon corps en ce moment il me fait vraiment vivre des choses étranges ! C’est la première fois qu’un truc pareil m’arrive. J’ai été assez étonnée que mon cycle reprenne alors que j’allaite exclusivement Bébé mais je suppose que mon corps sait ce qu’il fait, lui.

Je n’ai presque pas d’insomnie, ça change ça aussi parce que bien souvent après une naissance j’ai du mal à reprendre mes habitudes de sommeil. Mais de la même façon, à la fin de ma grossesse je dormais extrêmement bien comparée aux précédentes je n’ai pas eu à me plaindre du tout.

Voilà, ça fait un peu plus de deux mois et demi que j’ai accouché donc j’ai assez peu de recul pour cette fois. Cependant j’ai pensé que ça pourrait être intéressant pour d’autres mamans de savoir que ça peut se passer bien différemment d’une fois sur l’autre et même pour le sixième on en découvre encore.

Tranquille papa et bébé dorment

Et chez toi, les post partum se suivent et se ressemblent ?

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